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Le SDIS 84 expérimente les caméras individuelles en intervention

La Loi n°2018-697 du 3 août 2018 relative à l’harmonisation de l’utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique (article 1) et le Décret n° 2019-743 du 17 juillet 2019 relatif aux conditions de l’expérimentation de l’usage de caméras individuelles par les sapeurs-pompiers dans le cadre de leurs interventions, ouvrent à titre expérimental, la possibilité pour les sapeurs-pompiers de procéder à l’enregistrement audiovisuel de leurs interventions au moyen de caméras individuelles lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident de nature à mettre en péril leur intégrité physique, eu égard aux circonstances de l’intervention ou au comportement des personnes concernées. Au titre des actions relatives à la prévention et à la lutte contre les agressions visant les sapeurs­-pompiers, leSDIS84 a souhaité participer à cette expérimentation qui est prévue pour une durée de trois ans et qui prendra fin le 5 février 2022.

Périmètres de l’expérimentation au SDIS84

Conférence de presse du lancement de l'expérimentation - décembre 2019

Le SDIS84 a obtenu l’autorisation préfectorale par arrêté N°19-1943 du 19 novembre 2019 pour cette expérimentation et l’utilisation des caméras respecte les règles de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) et du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).

 

20 caméras sont ainsi réparties de la façon suivante :

 

  • 8 caméras au Centre de Secours Principal d’ Avignon
  • 4 caméras au Centre de Secours Principal de Carpentras
  • 4 caméras au Centre de Secours Principal d’Orange
  • 4 caméras au Centre de Secours Principal de Cavaillon

Quelles sont les différentes phases de l’expérimentation ?

Quelles finalités ont ces enregistrements des caméras ?

  • La prévention des incidents au cours des interventions,
  • Le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves,
  • La formation et la pédagogie des agents dans le domaine exclusif de la prévention et de la lutte contre les agressions visant les sapeurs-pompiers (dans ce cas les images seront anonymisées).

Quand les sapeurs-pompiers portent-ils ces caméras ?

1 - Le chef d'agrès utilisera systématiquement la caméra au départ de :

  • VSAV (ambulance) quelle que soit la nature de l’intervention
  • Fourgon Pompe Tonne (FPT) ou Fourgon Pompe Tonne Léger (FPTL) pour :
    • > Feu de Véhicules Légers (VL)
    • > Feu de poubelles
    • > Feu sans indications
    • > FPT du groupe extraction :
      • >> A raison d’une caméra par FPT (1 pour Orange, 1 pour Avignon)
    • > En fonction du niveau de vigilance urbaine ou sur demande du chef de groupe (si information particulière) pour :
      • >> Tout départ d’incendie urbain
      • >> Toute intervention diverse

2 - S’il reste une caméra disponible au centre, le chef de groupe pourra s’en équiper si la situation le justifie.

3 - Par ailleurs, au cours de l’intervention, le chef d’agrès pourra désigner un porteur de caméra s’il se positionne à distance du site (ouverture de porte, passage de messages…)

Qui porte la caméra et décide de la déclencher ?

  • La caméra est portée par le chef d’agrès ou le chef de groupe, ou par le sapeur-pompier qu’il désigne au moment du départ.
  • L’enregistrement n’est pas permanent. Le déclenchement de la caméra s’effectue sous l’autorité et sur l’appréciation du chef d’agrès ou du chef de groupe, qui décident ou donnent l’ordre au porteur d’actionner l’enregistrement, lorsqu’il y a un risque d’agression (physique, verbale, menaces).
  • La caméra enregistre les images et le son.
  • Elle est portée de façon apparente. Un signal visuel (lumière rouge) indique le déclenchement de l’enregistrement. Plusieurs accessoires sont mis à disposition pour porter la caméra.
  • L’information préalable des personnes filmées est obligatoire lorsqu’est mis en œuvre l’enregistrement. Toutefois, lorsque les conditions d’intervention ou les circonstances ne le permettent pas, l’enregistrement reste possible. Si cette information préalable n’est pas possible, les personnes sont informées a posteriori de l’enregistrement.
  • Le consentement préalable des personnes filmées n’étant pas requis, leur opposition ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enregistrement.
  • L’enregistrement est possible en tous lieux (y compris domicile privé).
  • Les personnels porteurs des caméras n’ont pas accès aux enregistrements et n’ont aucune possibilité de consulter les images à l’issue de l’intervention.
  • Tout enregistrement au moyen de matériels personnels non mis à disposition par le SDIS84 est interdit (téléphone, caméra… ).

Dans tous les cas, la sécurité des intervenants, des tiers et la prise en charge de la ou des victimes priment sur la captation des images et du son. La défaillance technique de la caméra ne doit pas faire obstacle à la poursuite de la mission.

Transfert, stockage et conservation des données

À l’issue de l’intervention ayant donné lieu à un enregistrement, les données sont automatiquement transférées sur un espace de stockage interne sécurisé. Les enregistrements sont conservés pour une durée de 6 mois et font l’objet d’un effacement automatique à l’issue (sauf procédure judiciaire, administrative ou disciplinaire).

Pour en savoir plus, consultez le cadre réglementaire de l'expérimentation des caméras individuelles en intervention.

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